Développement personnel

La réflexologie plantaire, en vous aidant à lutter contre le stress, et en vous procurant une profonde détente, vous permet de prendre le recul parfois nécessaire à l’amélioration de votre bien-être.

Si vous êtes adepte du développement personnel, voici le résumé d’un livre dans lequel j’ai trouvé des pistes de réflexion intéressantes, une façon amusante et simple de mieux comprendre le fonctionnement de l’ego et les bénéfices que l’on tire à vivre le moment présent.

Un livre, un résumé

On est foutu, on pense trop !

Ou comment se libérer de Pensouillard le hamster

Dr Serge Marquis

S’il vous intéresse, ce livre est disponible en prêt à mon cabinet.

Introduction

Serge Marquis vous présente Pensouillard le hamster, qui vit dans la tête de chacun.

Il est de ces journées où tout va mal, où le monde entier semble nous en vouloir, où tout le monde se ligue pour nous pourrir la vie.

Et pourtant, inconsciemment, que vous le vouliez ou non, c’est vous-même qui vous mettez dans cette situation, qui vous compliquez l’existence en même temps que celle des autres. A cause de Pensouillard le hamster, que nous allons apprendre à contrôler et désactiver dans les 12 chapitres qui vont suivre.

Chapitre 1

Quand Pensouillard entre en scène

Pourquoi Pensouillard ? Parce qu’il pensouille beaucoup mais pense très peu. Ses pensouillures occupent notre esprit toute la journée : jugements, blâmes, critiques, ressassements, regrets …

Pensouillard porte aussi le nom d’ego. Il ramène tout à lui : Moi ! Moi ! Moi !

Moi contre les autres.

La plupart des humains ignorent que Pensouillard vit en eux.

Exemples : Je dois changer le rouleau de papier toilette vide que l’utilisateur précédent a eu la flemme de faire (pourquoi dois-je tout faire ici?). L’os de poulet qui fend le sac poubelle, l’imbécile qui ne démarre pas au vert, un auditoire qui perd son attention quelques secondes pendant une réunion. Pensouillard se met en route, pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi moi…

En réalité, c’est la peur qui fait naître ces tempêtes sous notre crâne. La peur ne n’être plus rien, d’être abandonné, de cesser d’exister. L’ego veut montrer qu’il existe, il doit se faire remarquer, d’une manière ou d’une autre, pour attirer l’attention.

Pour que cesse ce vacarme, et pour vous permettre de savourer les innombrables beautés qu’offre la vie, il n’y a qu’une seule solution : la décroissance personnelle.

Chapitre 2

Petit traité de décroissance personnelle

La décroissance personnelle est la fraction de seconde au cours de laquelle vous prenez conscience que votre esprit est entièrement habité par des mots ou des images complètement contaminés par l’ego.

Il suffit d’une seule seconde pour décroître.

Dans notre tête, il y a donc l’activité mentale-ego, exclusivement tournée sur le moi, et l’activité mentale-conscience, détournée de ce moi, qui n’est que perception, occupée par l’apport de nos sens.

L’illusion :

Le monde moderne fait l’apologie de la croissance personnelle. On nous fait croire que ceux qui réussissent, sportifs, artistes, gens d’affaires, ont la recette du bonheur.

Une autre illusion est de croire qu’en obtenant tout ce que vous voulez dans la vie, la roue s’arrêtera de tourner dans votre crâne. Ne vous y trompez pas ! Plus vous en aurez, plus vous en voudrez, ainsi va la vie.

La décroissance :

Décroître, c’est renouer avec les choses simples de la vie et en profiter pleinement, l’esprit tranquille. Le bonheur peut se nicher dans tout ce que vous faites, pourvu que vous vous y consacriez totalement : écrire de la poésie, éduquer ses enfants, travailler, soigner des malades…

Comment décroître ?

RESPIREZ

Gonfler toujours l’abdomen à l’inspiration pour étirer le diaphragme. Ce geste stimule le nerf pneumogastrique qui envoie un signal au cerveau, lui intimant l’ordre de stopper la sécrétion des hormones du stress.

ET LA… CA S’ARRETE

Pensouillard le hamster ne peut plus envoyer ses pensouillures. Votre mental apaisé va se recentrer sur les sensations.

Chapitre 3

La décroissance personnelle : marche à suivre

Étape n° 1 : écouter et reconnaître le bruit de son hamster

Pouvez-vous observer les jugements qui déferlent dans votre tête ? En avez-vous conscience ?

Essayer d’observer votre discours intérieur, de simplement regarder les pensouillures générées par la peur de ne plus exister.

Étape n° 2 : Observer… pour que l’ego cesse de fourrer son nez partout

Pour y arriver, vous devez habiter cet espace d’où vous pouvez dire : « oui, c’est vrai, il y a ce tapage, là, dans ma tête ! ». Si vous parvenez à opérer ce « petit pas de côté » de conscience, là, tout de suite, vous aurez alors franchi une grande étape.

Ensuite il faut entretenir cette observation, la rendre la plus vivante et vigoureuse possible.

Étape n° 3 : apprendre à respirer par le nez

La respiration est cruciale pour débrancher l’activité mentale-ego. Sentir l’air qui traverse ses narines et gonfle son abdomen, n’éprouver que cette sensation dans sa conscience et rien d’autre.

Chapitre 4

Apprendre à ne pas s’identifier

Il n’y aurait pas de petit moi s’il n’y avait pas de processus d’identification. Grâce à ce processus, Pensouillard est devenu ce qu’il possède : sa maison, sa ville, sa nation, son jardin, son chat, ses idées, sa religion, ses connaissances, ses opinions, son discours, ses jugements, ses lunettes, etc. Difficile pour lui de se sentir vivant s’il n’a pas de possessions auxquelles se raccrocher.

Malheureusement, la plus belle image de lui-même ne permettra jamais à Pensouillard de quitter sa roue. Aucune possession n’est en mesure d’arrêter sa course. Au contraire, plus il possède, plus il a peur de perdre.

De plus, jamais l’ego ne se sentira suffisamment gros ou complet pour ne plus craindre de disparaître. La peur et l’ego demeureront toujours indissociables. Tant qu’il y a de l’ego, il y a de la peur.

Chapitre 5

Les péchés capitaux

Ce chapitre relate des exemples d’activité mentale-ego et le passage à l’activité mentale-conscience, et une proposition d’exercice.

Essayez, pendant cinq minutes, dans une conversation, de ne pas utiliser le « je » ou le « moi ».

Puis quand vous serez seul, essayez de compter les je et les mois qui courent dans votre tête. Vous les faites ainsi diminuer. C’est un petit truc pour enclencher la décroissance personnelle.

Chapitre 6

Arrêter de se faire du cinéma

Pensouillard est un projectionniste hors pair, il nous fait vivre une projection privée en continu. Il réécrit des scènes, embellit par-ci, enlaidit par-là.

Pourtant, ce que vous êtes aujourd’hui -ou serez demain- est le fruit exclusif de la présence que vous consacrez à chaque instant que vous vivez. Il s’agit d’un instant unique dont vous devez jouir pleinement, pas un fantasme anticipé à partir de vieux souvenirs trafiqués.

Ce que vous appelez parfois ce « passé de merde » n’existe que dans la roue de votre Pensouillard chéri.

Être conscient, c’est être capable de faire la distinction entre un film et la vie.

Chapitre 7

Du sexe, du sexe, encore du sexe !

Pourquoi avons-nous tant besoin d’en parler ? Parce que ça fait taire Pensouillard.

Pendant que vous faites l’amour, toute la conscience se consacre dans une grande vibration aux échanges et au plaisir. Pensouillard est au repos complet. Hélas dès que c’est fini, il remonte dans sa machine et fait tourner sa roue de plus belle. « Dieu que c’était bien ! J’ai trouvé l’âme soeur, celle avec laquelle je pourrai être moi-même, qui m’aidera à grandir,… » bla bla bla !

Quelques années plus tard : « c’est vraiment elle qui m’emmenait au septième ciel, celle qui surcharge le lave-vaisselle et me saoule à vouloir repeindre les plafonds en jaune … ». C’est le petit moi qui blâme celui d’en face de n’être plus à son service.

Dans le monde de l’ego, le credo est : « J’existe à partir du moment où le regard de l’autre se pose sur moi. Si je perds ce regard, c’est mon existence même qui est menacée. »

Le désir n’est jamais un problème. Il ne le devient que lorsque le petit moi s’en mêle. La prochaine que le désir montera en vous, observez le petit moi qui s’agite « Ce mec-là, c’est moi qui vais l’avoir » « Non, elle n’est pas pour moi, elle est bien trop belle » et ne jugez pas. Si vous activez pleinement l’activité mentale-conscience, le désir prendra un tout autre sens : soit il s’atténuera – fin de l’aventure -soit il vous amènera vers l’autre dans l’authenticité. Et dans cette authenticité, il vous sera possible de nommer ce qui vous habite.

Si vous trouvez ça trop difficile, voici une phrase cadeau : si je n’avais pas peur, qu’est-ce-que je ferais ?

Chapitre 8

S’adonner à la méditation

La méditation est un moyen inventé par les humains pour calmer Pensouillard. Méditer, c’est s’adonner pendant au moins vingt minutes par jour à la décroissance personnelle.

Pendant ces vingt minutes, l’activité mentale constate que « mon » équipe de foot, « ma » culture, « ma » maison, « mon » idée, « mon » organisation, etc, tout ça c’est du vent !

Quand la conscience réalise qu’elle est déjà tout ce dont elle peut rêver, elle se consacre à ce qu’elle fait de mieux : m’émerveiller, sentir, créer, aimer.

Chapitre 9

Décroître et éloigner les mangeurs de poux

Eckhart Tolle dit : « Bien entendu, pour que vous ayez raison, quelqu’un doit avoir tort. L’ego adore donc donner tort, puisque cela lui donne le droit d’avoir raison. Autrement dit, vous devez donner tort aux autres pour acquérir un sens plus fort d’identité. »

Le chaînon manquant dans l’évolution de l’homme, c’est le pou ! La recherche des poux a grandement évolué à l’ère de la modernité. Épouiller consiste désormais à découvrir chez l’autre les faiblesses et les carences qui permettent de le regarder de haut. Cela consiste aussi à trouver, avec le même appétit, les erreurs que commet son semblable grâce auxquelles on peut l’humilier, l’enlaidir, le diminuer, et par le fait même, se grandir.

Il n’y a aucune intelligence dans l’ego. L’intelligence loge dans la capacité d’être présent attentif, relié ; d’être le véhicule de la vie.

L’esprit pensouille beaucoup mais pense peu. La pensée mène à l’action, la pensouillardise ne conduit nulle part.

Quand il n’y a que la pleine conscience – ce que permet la méditation dans l’action – votre ego n’est plus dans l’urgence d’être aimé. Alors Pensouillard cesse de faire n’importe quoi. C’est la décroissance en action.

Chapitre 10

Utiliser ses sens pour décroître

En cas de crise, la décroissance personnelle peut s’effectuer de manière très agréable. Voici quelques exercices pour vous permettre de décroître dans le plaisir en mettant vos sens à l’honneur.

Les yeux :

Comment vos yeux regardent-ils un visage ? Est-ce que Pensouillard s’inquiète de la valeur de vos PEL pendant qu’une personne vous sourit et vous parle ?

Pouvez-vous regarder un visage sans le commenter ? Sans même dire que vous le trouver magnifique ? Placez toute votre attention sur un visage, sur sa forme, ses lignes, ses courbes, sans tirer le moindre commentaire. Si Pensouillard se pointe, prenez-en conscience et ramenez votre attention sur le visage. Regardez-le avec toute votre conscience.

Les oreilles :

Comment vos oreilles entendent-elles la voix d’une personne aimée ? L’entendent-elles vraiment ?

Les insultes et les louanges :

Avez-vous déjà accueilli une insulte ou une critique sans que Pensouillard sorte griffes et dents ?

L’activité mentale-conscience peut accueillir une insulte pour ce qu’elle est, c’est-à-dire des crottes de hamster. Elle cerne les pensouillures et les mots flottent sans se fixer vraiment.

Cela peut également s’adresser aux louanges. Pensouillard adore les louanges. Il peut facilement en devenir dépendant et souffrir de leur absence. L’activité mentale-conscience peut vous aider à ne pas trop y attacher d’importance.

L’odorat :

Orientez votre activité mentale-conscience vers le bouquet d’un vin plutôt que de laisser votre petit moi rivaliser de savoir avec les Pensouillards qui l’entourent.

Le goût :

Pensouillard ne s’arrête jamais pendant que vous mangez. Placez plutôt votre attention sur ce qui stimule vos papilles et prenez conscience de ce que veut dire être présent.

Le toucher

Savez-vous ce que signifie caresser ? Seul un esprit affranchi du besoin d’être aimé (ou reconnu) peut donner tout son pouvoir à une caresse, celui d’établir un vrai contact entre deux consciences.

Chapitre 11

Ego or not ego ?

Quelques exemples de pensouillures et de pensées sans ego :

  • Le gros ego court toute la journée. Il cavale parce qu’un rythme plus lent ne lui permettrait jamais de faire tout ce qu’il a à faire. L’activité mentale-conscience, elle, regarde les hommes courir et dit « Mais pourquoi ? »

  • C’est l’activité mentale-conscience qui évite aux bouchons de finir en carambolage. Mais c’est le gros ego qui brandit son majeur et hurle à son voisin « Espèce d’abruti »

  • C’est l’activité mentale-conscience qui sort les ordures en chantant, mais c’est le gros ego qui rouspète « Comment se fait-il que c’est toujours moi qui sort les ordures ? »

Chapitre 12

Être ce qui ne vieillit jamais

L’ego est un obstacle qui empêche l’être humain de devenir ce qu’il est vraiment.

Alors, que sommes-nous vraiment ? La réponse est fort simple : nous sommes ce qui, en nous, ne vieillit jamais. La capacité d’aimer, de contempler, de savourer, de donner, de créer, d’apprendre, de transmettre…

Une capacité qui n’a rien à voir avec toutes les idioties d’identification, qu’elles concernent un pays, une voiture, une opinion, une idée, une apparence ou une marque de sous-vêtements.

Exercice : Pour aller plus loin, j’aimerai faire avec vous un exercice qui nous permettra de déterminer quand votre petit moi se sera enfin réalisé.

Faudra-t-il qu’il soit plusieurs fois millionnaire ?

Faudra-t-il que sa photo fasse la une des magazines ?

Faudra-t-il qu’on le reconnaisse au supermarché du coin ?

Faudra-t-il que son œuvre soit convoitée ?

Faudra-t-il qu’on se retourne sur son passage ?

Faudra-t-il qu’on lui donne une augmentation de salaire ?

Faudra-t-il qu’on l’écoute chaque fois qu’il parle ?

Quelle est votre réponse ? Voici la mienne : rien de tout ce qui précède.

La réussite procure un plaisir immédiat mais momentané (on parle de deux mois pour les médaillés olympiques), car la plénitude n’a rien avoir avec le succès.

La plénitude ne peut se vivre que dans l’attention absolue à ce qui est vivant, pas à ce qui est mort !

Chapitre 13

Faire un peu de ménage dans le moment présent

Il peut y avoir une grande confusion dans l’expression « vivre le moment présent ».

« Je m’applique à vivre le moment présent, alors s’il te plaît, cesse de m’emmerder. Et puis ça m’aiderait si tu sortais les poubelles ! ». Mais vivre le moment présent, c’est aussi sortir les poubelles.

Vivre le moment présent, ce n’est pas tout avoir, tout faire, tout, tout de suite ; c’est avoir son attention totalement ouverte à chaque instant.

Un esprit peut également fusionner avec le moment présent dans le simple but de faire du mal, voire détruire une vie.

Les plus grandes maladies de tous les temps sont le syndrome d’hyperactivité et le déficit d’attention. Elles touchent tous les petits « moi » qui veulent être aimés.

Conclusion

La résurrection existe

Je tenais à vous parler de résurrection, pour que vous compreniez bien que dans l’esprit où meurt le petit moi, il y a une éblouissante apparition. Quelque chose que seul le silence peut décrire…